Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère a 2 mois pour revenir sur sa décision… ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait 10 ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. Pupille est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, 3 mois.
Un bijou d’émotions délicates, de justesse, d’humanité. Une belle histoire sur le destin croisé d’un bébé né sous X et d’une mère adoptive. Une histoire entrelacée dans le temps mais qui reste très claire et qui lui donne encore davantage de poids. Le film est d’une grande justesse parce qu’il reflète parfaitement la vraie vie et il est un authentique tableau du dévouement des services sociaux, trop souvent mésestimés, mais aussi de leurs rouages parfois déficients. Tous les personnages sont admirablement interprétés et aucun moralisme bien-pensant ne vient déformer ce qu’ls sont et ce qu’ils font. Il n’y a ni catéchismle ni psychanalyse. Que la simplicité de gens comme nous qui veulent vivre dignement. Pas de salauds, peu de cons… ça fait du bien. Assurément l’un des meilleurs films « dramatiques » de ces derniers temps.