Lorsque Elisabeth Shaw découvre un mystérieux lien entre plusieurs artefacts au cours de ses recherches, elle est persuadée qu'il s'agit d'un indice remettant en cause l'origine de l'humanité sur Terre. Une équipe de scientifiques supervisée par Meredith Vickers et l'androïde David se lance alors dans un voyage spatial fascinant aux confins de l'univers, vers un monde inconnu. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l'avenir de l'humanité les attend…
Certaines critiques vous diront que le scénario n’a ni queue ni tête, que les touches spirituelles sont pathétiques et que les personnages sont creux. Pourtant, le film est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît, à condition de prendre le temps de s’y pencher sérieusement. Le mythe de Prométhée est en effet profondément ancré dans l’histoire de « *Prometheus* » et en connaître les grandes lignes permet d’en saisir toute la richesse.
Le film s’inscrit dans la lignée du premier « *Alien* », avec cette idée fascinante d’un équipage découvrant les traces d’une vie potentielle sur une planète inconnue. Ridley Scott nous éblouit par ses décors grandioses, son esthétisme remarquable et une mise en scène qui sait instaurer une véritable atmosphère anxiogène. Les scènes d’action sont efficaces et les effets spéciaux, particulièrement soignés, contribuent largement au spectacle.
On pourra toutefois regretter que trop de questions restent sans réponse, notamment concernant le rôle et les motivations de certains personnages. De quoi laisser un léger goût de frustration au générique final. Mais malgré ses zones d’ombre et quelques maladresses, « *Prometheus* » demeure un excellent film de science-fiction, bien plus ambitieux qu’il n’y paraît au premier abord. La fin, volontairement ouverte, laisse entrevoir un nouvel opus que l’on aurait aimé découvrir sans attendre… et qui aurait peut-être apporté quelques-unes des réponses qui nous manquent.