Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions. Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…
Le film part d’un scénario prometteur, certes déjà exploré par d’autres récits d’invasion extraterrestre, avant de glisser progressivement vers un registre plus mystique où passé, présent et futur se mêlent dans une mélancolie assumée. À mesure que l’histoire avance, le fil conducteur devient pourtant de plus en plus difficile à saisir.
L’incompréhension vient notamment de la manière dont l’héroïne parvient à assimiler puis à maîtriser le langage des aliens, ouvrant ainsi la voie à une expérience intérieure où sa propre histoire semble se dérouler simultanément dans le temps. Le concept est fascinant, mais son traitement m’a laissé à distance.
On retrouve des réminiscences de « 2001 : L’Odyssée de l’espace », ce qui n’est pas pour me déplaire, ainsi qu’une réflexion antimilitariste parfois ambiguë, au passage ponctuée de quelques piques envers le pouvoir politique chinois. Un peu mesquin, messieurs les Américains…
Je ressors donc quelque peu déçu et j’ai du mal à partager l’enthousiasme de la critique, pourtant presque unanime. J’ai sans doute manqué quelque chose, mais le film demeure suffisamment maîtrisé pour se regarder avec intérêt.