Rizwan Khan est un petit garçon musulman qui grandit à Borivali, dans la banlieue de Mumbai (Inde), entouré de l'affection de sa mère. Celle-ci, malgré son comportement déroutant, lui inculque les valeurs de tolérance, d'amour et de justice. Adulte, Rizwan rejoint son frère émigré aux États Unis où sa belle-sœur lui diagnostique un syndrome d'Asperger, forme atténuée d'autisme. Alors qu'il travaille pour l'entreprise familiale, Rizwan fait la connaissance et tombe amoureux de Mandira, Indienne et hindoue. Malgré la différence de religion, ils se marient et vivent heureux avec le fils que Mandira a eu d'un précédent mariage. Mais après le 11 septembre les choses changent, la famille est en bute à l'ostracisme anti-musulman et, accablée de douleur, Mandira rejette son mari qu'elle rend responsable du drame qui les frappe. Pour reconquérir la femme qu'il aime, Rizwan entreprend un long périple afin de faire savoir à tous que "Son nom est Khan et qu'il n'est pas un terroriste".
Le message est clair : tous les musulmans ne sont pas des terroristes… À partir de ce postulat de départ, le scénario oscille entre humanité et bons sentiments, dans un style bollywoodien faussement naïf. Ce « *Forrest Gump* » indien a le mérite de nous faire passer un excellent moment, avec des questionnements sur des thèmes récurrents : l’amour, la ségrégation, la foi, la vie en somme.
C’est kitsch, mais on rit ; c’est triste parfois, mais on sait que la fin sera heureuse ; c’est dramatiquement caricatural, mais avec un zeste de vérité. Bref, c’est long (2 h 40), mais on ne s’ennuie pas… Rizvan Khan joue un autiste de manière époustouflante et, rien que pour sa prestation, le film vaut le coup d’être vu.