1890, Irlande. Tandis que tout le monde célèbre la nuit des feux de la Saint Jean, Mademoiselle Julie et John, le valet de son père, se charment, se jaugent et se manipulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron, jeune fiancée de John. Ce dernier convoite depuis de nombreuses années la comtesse voyant en elle un moyen de monter dans l’échelle sociale.
Magnificence du texte, jeu excellentissime de Colin Farrell et Jessica Chastain, mise en scène épurée et théâtrale : ce huis clos sur le poids de l’ordre social est exceptionnel à bien des égards.
Bien sûr, il s’adresse à un public averti, aimant la langue de Shakespeare (traduction en français) et l’expression de la passion, avec son jeu parfois cruel. « *Mademoiselle Julie* » est une puissante tragédie qu’emprisonnent les convenances d’une société à deux niveaux : les puissants et les faibles.
Cette chronique des mœurs du XIXe siècle s’étale sur plus de deux heures. C’est un peu long, mais assez hypnotique, l’interprétation de Jessica Chastain étant particulièrement étincelante.