Film extraordinaire, fable, conte, rêverie, poème, pamphlet, qui est avant tout, avant que nous voulions lui mettre une étiquette, un film magnifique, beau, sensuel, émouvant et incroyablement novateur bien qu’il soit réalisé par un vieux briscard de 84 ans et qu’il rappelle un autre chef-d’œuvre, Au hasard Balthazar, de Robert Bresson (1966), mais sans le plagier une seule minute.
Cette balade philosophique au sein d’une nature éblouissante et d’une humanité affligeante – à l’exception de deux personnages ! – nous emporte et nous serre le cœur. Étant moi-même bourricot, je n’ai pas toujours compris le sens des allégories mais je suis encore perturbé par la noirceur suintant de tant de beauté. EO quant à lui s’évade sans arrêt, s’entête à vivre libre et à rêver en rouge son monde animal.
Une œuvre superbe de beauté et emplie de sens, accompagnée par une musique magnifique, chargée d’une profonde émotion.