Quatre astronautes sont enfermés dans un simulateur pour tester les effets psychologiques d'un voyage dans l'espace. Lorsqu'ils en ressortent finalement, après 400 jours qui ont vu leur état mental se dégrader, ils découvrent qu'on ne leur a pas tout dit sur cette mission de simulation...
« 400 Days » est une œuvre intéressante dans les grandes lignes. L'histoire débute d'ailleurs bien en se présentant comme un huis-clos psychologique avant de s'emballer dans une sorte de survival post-apocalyptique. Ce mélange discrédite en partie le film. Le cinéaste, Matt Osterman, nourrit habilement (au début du moins) une atmosphère énigmatique qui tourne autour d'une seule et même question : L'évènement apocalyptique est-il réel ou est-il monté de toutes pièces ? C'est sur cette question, fil rouge et moteur de l'intrigue, que se saborde le film. Effectivement, au lieu d'un scénario cohérent et intelligent qui inclut subtilement des preuves étayant l'une ou l'autre des hypothèses, le réalisateur et scénariste ne tranche pas. Qu'il laisse le soin au spectateur de trancher lui-même est une chose, mais que l'on retrouve des éléments qui se contredisent et prouvent la validité des deux hypothèses en est une autre. « 400 Days » cache finalement sa pauvreté scénaristique sous de faux airs intelligents pour un résultat qui tombe un peu à plat.